MCA Finance - Société de gestion indépendante

Une correction des marchés

Catégorie : Flash

Les dernières semaines ont précipité les indices actions, qui résistaient encore, en territoire négatifs. Parmi les principaux indices mondiaux encore dans le vert, il n’y a guère que le Nasdaq qui surnage. Et même celui-ci tangue dangereusement.

En effet, après avoir longtemps résisté aux divers sujets d’inquiétudes du moment (Tweets de Trump, tensions commerciales, crise budgétaire en Italie, Brexit…) les valeurs technologiques américaines commencent à subir des prises de bénéfices logiques au vu du parcours de ces dernières années. Ainsi le Nasdaq, bien qu’encore en progression d’un peu plus de 5 % sur l’année 2018, a reculé d’environ 10 % * sur le seul mois d’octobre.

Il en est de même sur les valeurs de croissance européennes. Longtemps amortisseurs du marché actions, les secteurs du luxe, de l’aéronautique et du pétrole ont précipité la baisse récente du marché. LVMH, Kering, Hermès mais aussi Total ou Airbus ont ainsi perdu 10 % sur le mois d’octobre. Ces titres ont entrainé avec eux des sociétés qui avaient déjà payé un lourd tribut en bourse depuis le début de l’année.

Pourtant, les Saint Gobain (-27 % depuis le 1er janvier), Schneider (-12 %) ou encore Accor (-7 %) * ont très bien publiés au T3 2018 et ont confirmé leurs prévisions sur l’exercice. Ces titres ont, selon nos analyses, été injustement sanctionnés par le marché et retrouveront les faveurs des intervenants au fil du temps. Les valorisations ont été « rabotées » de manière significative sur ces sociétés dites « values », certaines retrouvant même des niveaux de cours vieux de plusieurs années. Et ce alors que celles-ci ont vu leur rentabilité comme leur solidité financière renforcée depuis lors. Cette « rotation sectorielle » ne se fera bien évidement pas d’un claquement de doigts mais devrait néanmoins être profitable aux porteurs de long terme. Cette phase de marché, si compliquée et perturbante soit-elle, ne doit en effet pas nous faire oublier le caractère à long terme du placement en actions.

Nos investissements en produits structurés subissent une partie de la baisse du marché action et la hausse de la volatilité.   Pour rappel, nos produits sont d’une maturité de trois ans avec des clauses de remboursement anticipées et des barrières de remboursement finales de -30% à -50%. A ce jour, tous les produits sont au-dessus de leur barrière de remboursement.

Le marché obligataire n’est pas en reste, même si la Banque Centrale Américaine doit encore remonter ses taux d’intérêts de 0.25% en décembre et deux fois en 2019. Le ralentissement de la croissance et le manque d’inflation en Europe incite la Banque Centrale Européenne à la prudence avec une hausse de ses taux envisagés qu’au deuxième semestre 2019. Nous assistons donc à un élargissement des spreads de crédit (décote entre les Etats et les Entreprises) et une recherche du placement sécuritaire au profit des meilleurs Etats Allemagne, France. La baisse du taux à 10 ans ayant une répercussion sur les taux variables indexés sur les taux longs et donc sur les cours des obligations en portefeuilles.

 

*Source Bloomberg, performances considérées à la clôture du 28 octobre

odio Donec ultricies sed elit. Praesent luctus venenatis, et, leo