MCA Finance - Société de gestion indépendante

L’équipe de MCA FINANCE, vous souhaite une très belle année 2021, Santé et Joies,

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L’année 2020 s’en est allée et nombre d’entre nous voudraient , à défaut d’y croire , qu’avec elle disparaissent les craintes et autres angoisses qui ont affecté notre moral et altéré un optimisme que l’on croyait d’acier !

Déjà en novembre 1769 Jean Jacques ROUSSEAU confessait dans une missive écrite à son ami Du Peyron «  je suis si accoutumé de voir mes vœux éconduits en toute chose que j’ai tout à fait cessé d’en faire » Avouons que nous sommes tout comme lui , nombreux à hésiter à souhaiter une bonne année convaincus que 2021 sera fort probablement d’un cru semblable à 2020 tant s’amoncellent incertitudes et inquiétudes.

Le vaccin, si attendu,  sera t’ il capable d’endiguer la pandémie née d’un virus que l’on nous dit mutant ?

La croissance sera t’elle au rendez vous avec la crainte de voir les bouleversements industriels accroître le nombre de nos concitoyens sur le bord du chemin de l’emploi ?

La hausse des faillites , de la misère tout autant économique que psychique ne vont elles accroître la tension sociale déjà si palpable ?

Heureusement il nous reste une drogue , licite et consommée sans modération : celle de l’argent gratuit et des taux d’intérêt proches de zéro. La dette publique mondiale a été multipliée par 65 depuis 50 ans quand la richesse mondiale a été multipliée par 52 . Dans ce domaine la France apparaît comme le mauvais élève de l’Europe,  mais il est vrai que depuis les années 1981 cela est devenu une habitude dont seul le Premier Président de la Cour des Comptes semble s’inquiéter !!

Prenons garde que cette « morphine » économique censée masquer une douleur passagère ne provoque à haute dose une crise financière au sein des États du monde occidental !

Restons cependant résolument optimistes et tout comme le chanteur Grégoire * toute l’équipe de MCA FINANCE vous  « souhaite une bonne année remplie d’amour ,  remplie de rêves et surtout et surtout de la santé … un hiver doux, un printemps gonflé de promesses, un été ou l’on se fout de tout, un automne teinté d’allégresse.

..et qu’au dessus des pluies le soleil continue de briller ! »

Patrick CREUZE

 

(* avec accord de l’auteur )

L’Euro : une montée en puissance !

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L’euro fait partie du paysage financier depuis le 1er janvier 1999. Cette monnaie unique a fait des étincelles dernièrement, renforcée notamment par l’émission par l’Union Européenne de ses premières obligations pour compte propre ( 1 ère souche de 17 milliards d’€  pour 230 milliards de demandes).  Depuis le début d’année 2020, la monnaie unique l’Euro, progresse de plus de 8% face au Dollar. Mais aussi de +7% face à la livre sterling, contre 3% de plus que le Yen. Cependant cela n’est pas sans impact sur l’inflation. Une monnaie forte est une force déflationniste. Or la BCE cherche précisément à faire remonter l’inflation autour de 2% car la déflation engendre la récession : les agents économiques reportent leur consommation et leurs investissements car les prix baisseront dans le futur. La BCE devrait mentionner ce point lors de la réunion du jeudi 10 décembre. En attendant, l’euro a atteint face au dollar 1,21, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2 ans et demi.

 

Ce qu’en penses MCA FINANCE :

La remontée de l’euro est un signe que les marchés perçoivent une amélioration de la macroéconomie à moyen terme. En effet, le dollar américain a pleinement joué pendant la crise un rôle de valeur refuge mais il est délaissé car les risques sanitaires et économiques se réduisent avec l’arrivée des campagnes de vaccination. Cela pose toutefois des questions pour la Zone Euro qui tente de sortir de la récession liée à la covid-19, car un renforcement de l’euro pèse sur la compétitivité des exportateurs européens, moteur essentiel du redémarrage de l’activité.

 

 

Unibail-Rodamco-Westfield, la suite …

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Le résultat est tombé ce mardi 10 novembre, le titre Unibail ne connaitra pas d’augmentation de capital, donc pas de dilution en vue pour l’actionnaire.

Quel est l’avis MCA FINANCE ?

Le changement de stratégie proposé par L. Bressler et X. Niel semble plaire au marché, il s’agit de se recentrer sur les actifs de qualité européens. Ce changement étant acté, le marché a offert une forte revalorisation au titre de près de 100% depuis les points bas de 28€ atteints en octobre 2020.

Reste à savoir ce que peut raisonnablement valoir l’action Unibail ?

Pour valoriser Unibail, il faut valoriser les actifs immobiliers et soustraire la dette financière nette. La valorisation d’actifs s’obtient en divisant le résultat d’exploitation immobilière (REI) par le taux de capitalisation. Le taux de capitalisation correspond au rendement que l’on attend d’un actif. Plus il est faible, plus l’actif est valorisé chèrement.

Pour rappel, les SCPI commerciales ont des taux de capitalisation d’environ 5.5% mais ces taux n’ont pas été ajusté suite à l’évolution de la situation (Covid-19, développement du e-commerce, dégradation macro-économique…). Dans la situation actuelle, on devrait exiger un taux de capitalisation plus élevé pour tenir compte des risques (entre 6.0% et 7.0%). Enfin, le REI 2022 d’Unibail devrait toujours être en baisse de 5% à 10% selon les analystes. Ce qui militerait pour un objectif de cours entre 70€ et 80€ vers 2022.

Mais, un détail a son importance : le titre est très fortement vendu à découvert pour près de 10% de son capital. Dès que les bonnes nouvelles apparaissent, les vendeurs à découvert sont obligés de racheter les positions qu’ils ont commencé à vendre, pouvant faire monter le titre très au-delà d’une valorisation « raisonnable ». C’est notamment un des mécanismes qui explique pourquoi Tesla a connu une telle performance cette année.

Suspense, suspense pour l’AGE de Unibail-Rodamco Westfield !

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Deux stratégies différentes pour UNIBAIL

A quelques jours de l’Assemblée Générale Exceptionnelle d’UNIBAIL-RODAMCO WESTFIELD (prévue le 10 novembre), le suspense reste à son comble ! Le combat mené par Leon Bressler et l’entrepreneur Xavier Niel emportera-t-il l’adhésion des autres actionnaires minoritaires ?

Rappelons les faits. Suite aux difficultés rencontrées par le groupe bousculé par la COVID-19 (l’entreprise est positionnée principalement sur les centres commerciaux), un plan stratégique d’économie de plus de 9Md€ avait été annoncé par le management au mois de septembre. On y retrouvait des cessions d’actifs à hauteur de 4Md€ (déjà réalisées pour 1Md€ depuis l’annonce), un dividende réduit pour les deux prochaines années et une augmentation de capital ultra dilutive de 3,5Md€. C’est bien entendu ce dernier point que les investisseurs n’ont pas apprécié, envoyant le titre sous les 30€ en bourse.

Le consortium mené par messieurs Bressler/Niel, détenant d’après nos dernières information 5% du capital, propose un projet alternatif : pas d’augmentation de capital (jugée non nécessaire) mais vente à moyen terme des centres commerciaux américains (acquis précédemment via WESTFIELD).  Le conseil de surveillance du groupe (URW) ne voit pas les choses de la même manière et se voit en total désaccord avec ce projet qui pour eux ajoute une incertitude et un risque supplémentaire (sans augmentation de capital, risque possible de dégradation de la note de crédit du groupe par exemple). Rappelons que la résolution proposant l’augmentation de capital devra être approuvée à la majorité des 2/3 pour pouvoir être appliquée. De quoi garder le suspense intact jusqu’au 10 novembre…

 

Ce qu’en pense MCA FINANCE :

« L’augmentation de capital serait bien entendu une très mauvaise nouvelle pour les actionnaires historiques car ultra dilutive. Est-elle indispensable ? Difficile de répondre à cette question au vu du peu de visibilité sur le plan sanitaire et sur l’évolution des habitudes de consommation de demain. Le groupe dispose de certaines liquidités de lignes de crédit non tirées lui permettant probablement de faire face à ses échéances à très court terme. Le timing de l’augmentation de capital est peut-être prématuré. Quoiqu’il en soit, un refus de cette résolution par plus d’un tiers des actionnaires serait un vrai désaveu pour la direction actuelle et modifierait profondément la stratégie du groupe à moyen terme. Une vraie victoire pour les actionnaires activistes de plus en plus nombreux sur les marchés financiers. Espérons qu’elle le soit aussi pour l’avenir d’Unibail-Rodamco Westfield ! »

L’Union Européenne innove face à la COVID par l’émission d’Eurobonds

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Afin de faire face à la crise sanitaire actuelle que nous traversons, aussi bien particuliers, entreprises et gouvernements, l’Union Européenne a décidé de mettre en place des obligations sociales. Ceci permettant de renforcer l’Euro sur les marchés et de contribuer au financement de la reprise économique.

Les obligations sociales sont mises en place dans un unique but, qui est de financer les mesures de soutien économique avec des projets profitant à la société, avec des programmes en faveur des travailleurs touchés par la pandémie de « COVID ». Afin d’atténuer les risques de chômage en cas d’urgence, un concept qui s’élève à 100 milliards d’euros accorde des prêts aux États membres de l’Union Européenne pour pallier au dispositif de chômage partiel. L’émission d’obligations sociales de l’Union Européenne a suscité un grand intérêt venant des investisseurs avec une demande à hauteur de 233 milliards d’Euros pour 17 milliards d’émission. Il reste à penser que plusieurs investisseurs aussi bien en Europe qu’en dehors, vont favoriser l’achat de ces obligations sociales afin de diversifier le risque pays individuel.

La popularité des obligations sociales ne cesse de progresser depuis ces dernières années. La crise liée au COVID, a été en faveur de se procéder. En avril déjà 12.7 milliards de dollars d’obligations à impact social ont été produites dans le monde. Plus que le montant total pour l’année 2019. Depuis le début de l’année 2020 nous sommes sur un total d’environ 85 milliards de dollars.

Ces nouvelles obligations sociales sont de loin la première grande émission à l’échelle de l’Union Européenne, et la première avec une qualité notée AAA. Les prix des obligations ont été fixés à +36.7 points de base au-delà du Bund Allemand classique, pour celle à 10 ans. Et +52.1 points pour celle à 20 ans.

 

Au terme, l’Union Européenne pourrait devenir le cinquième plus grand marché obligataire en Europe, derrière l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne.

 

Ce qu’en pense MCA FINANCE :

L’émission de « corona bonds » permet de mutualiser la dette européenne et aider les Etats les plus endettés à soutenir leurs économies durement touchées par l’épidémie de Covid-19. Les corona bonds permettent donc à l’ensemble des parties prenantes de bénéficier d’un taux d’intérêt unique, calculé sur la moyenne des dettes des Etats impliqués, pour assumer les dépenses liées à la crise du coronavirus tout en bénéficiant d’une plus grande solidarité financière. Si mécaniquement, ce taux d’intérêt est allégé pour les Etats aux déficits et aux dettes très lourdes, il mutualise le poids du futur remboursement de ces dettes. Autre avantage, ces Eurobonds profitent du rating de l’Allemagne avec des taux de rendement en ligne avec ceux de la France donc un risque-rendement très favorable.

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