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Hang Seng Tech : il est né le Nasdaq chinois !

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Ce lundi 27 juillet 2020 marque la naissance du Hang Seng Tech Index, nouvel indice des trente principales valeurs technologiques chinoises. Parmi elles Alibaba, JD.com, Tencent, Xiaomi pour ne citer que les plus célèbres. Pour ordre d’idée, les quatre sociétés citées représentent à elles-seules plus de 2 250 Mds € de capitalisation boursière. Le Hang Seng Tech est le premier indice tech de la marketplace de Hong Kong.

Alors que les restrictions se durcissent pour les entreprises chinoises sur les places américaines, que des scandales éclatent sur certains de ces acteurs asiatiques (s/o Luckin Coffee), l‘indice vient non seulement répondre à une situation géopolitique fragile, mais également à une demande de cotation plus proche des sièges. L’indice sera sûrement synonyme d’accélération des flux de capitaux au sein d’une place de plus en plus attrayante pour les acteurs nationaux.

Si le Nasdaq s’en sort déjà plutôt bien malgré la crise actuelle avec +15% YTD[1], le nouveau-né chinois affiche des chiffres quasi démentiels au vu du contexte avec +45% YTD en reprenant les performances de ses différents titres. De quoi attirer les regards au lancement de l’indice !

Par ces temps, les péripéties sont nombreuses sur les places de marchés chinoises. Il y a une semaine avait lieu l’annonce d’Alibaba d’un projet de double cotation de sa filiale financière Ant Group à Hong Kong et à Shanghai. Selon beaucoup d’analystes, un tel évènement représenterait la deuxième plus grande introduction en Bourse au monde, un an après celle d’Aramco (compagnie d’hydrocarbures saoudienne).

[1] Voir Le Nasdaq : high-tech (trop ?) high

L’or brille de mille feux : vrai ou intox ?

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Ce lundi 27 juillet, l’or affichait son plus haut taux jamais vu avec un cours à 1945 $. Son précédent record s’était établi en septembre 2011.

+25% Year-to-date, ici se trouve un premier indice : en plein contexte coronavirus, l’or serait-il une valeur refuge ?

Quand 2020 rime avec pandémie mondiale et crise économique, tensions grandissantes entre Chine et Etats-Unis, les investisseurs sont à la recherche de valeurs n’accusant pas le coup du chaos des marchés financiers. Les craintes quant au coût économique de la pandémie sont par ailleurs encore de mises.

D’abord, nous citerons les taux réels des obligations qui restent bas, voire négatifs pour certaines (+ 14 mds $ d’obligations s’échangent à taux négatifs). Qui dit taux bas dit recherches d’autres valeurs refuges, safe, pour les investisseurs. Etant naturellement corrélé aux obligations, l’or se présente comme une alternative en cette période. De plus, il est peu probable que les taux remontent à court terme, les Etats s’étant endettés massivement en raison de l’épisode coronavirus.

Ensuite, la dépréciation du dollar est un autre point d’entrée à la réflexion sur l’envolée du cours de l’or. Celui-ci s’échangeant justement en dollars, la chute de la monnaie américaine rend inexorablement le produit plus attractif pour les investisseurs achetant via d’autres devises. Également, la valeur de sa devise ayant chuté, la haute évaluation de l’or est à nuancer. 1945 $, certes, 1945 $ du 27 juillet 2020. En à peine un mois, le dollar américain est passé de 0,89 à 0,85 € (-4,5 %).

Mais, raison garder car le cours dépasse tout juste celui de 2008 ….

 

Donation : abattement supplémentaire de 100 000 € à saisir !

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Le projet de troisième loi de finances rectificative 2020 a été adopté par l’Assemblée Nationale le 10 juillet 2020. Demeure alors uniquement le vote définitif de cette loi avant de pouvoir s’en réjouir.

Un abattement temporaire : telle est une de ces mesures établies au sein du troisième budget de crise. Bien qu’il soit sous conditions, il est cumulable avec l’abattement classique de 100 000 € déjà en vigueur pour les héritiers directs.

Quoi ? Qui ? Quand ?

Ce nouvel abattement (pouvant s’élever jusqu’à 100 000 €) s’applique sur les dons de sommes d’argent à un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant à défaut d’un neveu ou d’une nièce. Ces donations sont alors exonérées de droits de mutation à titre gratuit.

Il est applicable pour chacun des parents & pour chacun des enfants. L’exonération proposée est valable pour tout versement jusqu’au 30 juin 2021.

Sous quelles conditions ?

Premièrement, le don doit être en pleine propriété.

Secondement, il doit être affecté à :

  • la création / le développement d’une entreprise de moins de 50 salariés et dont la direction est assurée par le bénéficiaire du don.[1]
  • la construction d’une résidence principale / rénovation énergétique de celle-ci.[2]

[1] L’entreprise concernée doit également exercer son activité depuis moins de cinq ans, n’avoir pas encore distribué de bénéfices, ne pas être issue d’une concentration.

[2] dépenses éligibles au plan MaPrimeRénov

Le Nasdaq : high-tech (trop ?) high

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Avec +20% en Year-to-date (soit près de vingt points de plus que le S&P 500), le Nasdaq reste sur des standards extrêmement élevés malgré la crise. En 2019, le S&P et le Nasdaq réalisaient tous deux des performances excellentes (les meilleures depuis 2013) avec des chiffres respectifs de 29% et 32%. Quand le S&P parvient seulement en ces temps à gommer ses pertes du premier semestre 2020 (0,82% YTD en ce 22 juillet), le Nasdaq affiche lui des performances de haute volée. Alors que le ratio entre prix des actions et bénéfice des entreprises vient de dépasser le record de la bulle internet qui avait précédé la crise de 2001, l’indice de la Tech ne serait-il pas surévalué ?

Si certains acteurs parlent effectivement d’un début de bulle, on trouve également des arguments expliquant la forte valorisation de l’indice. En premier lieu, la résistance des GAFAM – poids lourds dans la valorisation du Nasdaq – à la crise mondiale s’affiche effectivement comme l’explication principale de la performance du Nasdaq. La période COVID a par ailleurs été synonyme d’un tremplin économique certain pour des acteurs tech.

Le point de vue de Romain Houet, gérant actions internationales chez MCA FINANCE : Le premier argument à l’encontre de l’existence d’une bulle sur les valeurs technologiques se trouve derrière le terme refuge. Notre gérant emploie ce mot pour décrire à quel point la tech profite d’une visibilité colossale, reflet d’opportunités tant certaines qu’immenses. En pleine année 2020 rimant avec crise économique et manque de visibilité sur l’avenir, quelles compagnies peuvent-elles assurer qu’elles sortiront indemnes de cet exercice ? Des géants comme Amazon ou Apple font partie des rares pouvant s’en vanter, affichant de la visibilité sur plusieurs exercices et une croissance positive sur 2020. Pour continuer, par simple théorie financière, analysons la situation dans notre monde actuel de taux bas, qui d’après le gérant le resteront à moyen terme. Il semble important de souligner qu’en actualisant les cash-flows futurs, ceux-ci se montreront forcément plus hauts qu’avec des taux élevés. La valeur d’entreprise se présente alors comme bien plus forte qu’avec des taux élevés. Il faut au même niveau rappeler que Nasdaq est un indice de valeurs technologiques qui, elles-mêmes, sont des valeurs de croissance. La prime aux valeurs de croissance dans un environnement de taux durablement bas est donc totalement justifiée. Tesla peut se présenter comme un exemple concret du débat sur la surévaluation éventuelle des valeurs technologiques. Alors que la firme d’Elon Musk accusait 600 millions de pertes sur l’année 2019, son titre explosait début 2020, passant de 300$ à plus de 900$ en février. Pourquoi ? Au-delà de considérations techniques du marché (rachat de positions de shorts entre autres), les investisseurs ont en ligne de mire la trajectoire du futur de l’entreprise, ayant dans le rétroviseur l’explosion des géants tech. Prenons l’exemple Amazon. Alors que le membre des GAFAM perdait 132 millions de dollars en 2014 (chiffre d’affaires à 88 mds $), sa capitalisation se portait tout de même à 144 mds $. Cinq ans plus tard, le résultat négatif s’est transformé en bénéfice de 11 Md$ (chiffre d’affaires à 280 mds $). Forcément, la capitalisation de la marque atteint des sommets (920 mds $) sur cette même année. C’est parce les investisseurs voient Tesla emprunter cette même voie que les titres se paient aussi cher en rapport aux performances actuelles.

Le risque est cependant prégnant. Quelle sera la réaction du Nasdaq lorsque les taux remonteront (amélioration économique de fonds) ou lorsque les sociétés qui le composent ne seront plus en mesure de dégager la croissance attendue par les investisseurs ?

Pourquoi rester exposé en période de crise ?

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Le 30 juin dernier, Wall Street signait fièrement son meilleur trimestre depuis 1998 : +18,5% sur ce deuxième trimestre. Le rebond s’affiche à la hauteur du krach abyssal de mars, synonyme d’un premier trimestre à -20%.

En ce début d’été, près des trois quarts des pertes printanières ont été recouvertes. Bien sûr, les actions menées par la Fed et la ténacité qu’ont su montrer les GAFAM n’y sont pas anodines. Le S&P 500 IT[1] (Information Technology) présente un YTD[2] à 15,21% au 6 juillet : le meilleur des trois seuls[3] indices sectoriels S&P à se colorer de vert à ce niveau.

De juin 2005 à juin 2020 la performance cumulée est de 223 %, elle est de 48 % sans les dix meilleurs jours, de – 10% sans les 20 meilleurs jours et de – 41% sans les 30 meilleurs jours.

« La performance sur le long terme se construit en restant exposé et investi, même dans les périodes compliquées. Il est facile de sortir des marchés en cas de panique, le timing pour y revenir peut-être très pénalisant pour la performance de vos placements (S&P 500 NR). » explique Guillaume COSNEAU, gérant clientèle privée chez MCA FINANCE.

[1] Indice des valeurs technologiques

[2] Year-to-date, performance du 1er janvier de l’année en cours jusqu’au jour présent exclu

[3] Sur les 10 autres, seuls S&P Health Care et Consumer Discretionary ont un YTD positif.

 

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